08/03/2013

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19/02/2013

Audio-infos.eu : Tribune libre du Pr Tran Ba Wuy

Article présenté sur le site audio-infos.eu

Tribune Libre

Ecoles privées d’audioprothèse : vers la privatisation d'un handicap

Par le professeur Patrice Tran Ba Huy,
Service ORL, Hôpital Lariboisière - Paris, Codirecteur
du Diplôme d’État d’Audioprothèse de Paris

Dans une récente lettre ouverte*, j’attirais l’attention de mes confrères sur les risques que faisait courir tant aux ORL qu’aux audioprothésistes la pratique de plus en plus répandue de tests de dépistage gratuits. Derrière des arguments parfaitement recevables - gratuité de l’examen, vulgarisation de l’information et du dépistage, dédramatisation de l’annonce d’un éventuel handicap – se profilent en effet à mes yeux des desseins nettement moins humanitaires.

En clair, la pratique de ces tests témoigne distinctement d’une dérive marchande, la découverte d’un éventuel déficit se voyant immédiatement accompagnée d’une proposition d’aides auditives plus ou moins performantes, court-circuitant le minutieux travail des audioprothésistes, cependant que certaines surdités relevant d’une authentique prise en charge médico-chirurgicale se trouvent directement appareillées sans avis ORL préalable.

Loin d’être prémonitoire, cette mise en garde était en réalité déjà obsolète. En effet, à peine cet éditorial* était-il diffusé que les cinq écoles d’audioprothèse étaient informées de la demande officielle auprès des tutelles universitaires de création d’écoles d’audioprothèse privées !

Cette demande émanait de grandes enseignes d’audioprothèse, mais également d’un lycée professionnel ainsi que d’un institut et de grandes chaînes d’optique. Avec deux buts essentiels : pallier le « quasi-déficit » (sic) d’audioprothésistes en France face à l’explosion prévisible du marché et assurer l’embauche de dizaines voire de centaines de diplômés par an.

Ces deux arguments méritent analyse

Existe-t-il réellement un déficit d’audioprothésistes en France ? Au 1er janvier 2012, l’on comptait 2 599 professionnels selon les chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), répartis, il est vrai, de façon disparate sur le territoire, soit 1 pour près de 25 300 habitants. Pour autant, parler de pénurie est largement excessif. Le papy-boom va certes constituer une « cible » grossissante dans les années à venir et les malentendants français sont de plus incontestablement sous-équipés par rapport à leurs homologues européens (15 % contre, semble-t-il, 80 % au Royaume-Uni) mais près de 120 jeunes audioprothésistes sont formés par an (soit, soulignons-le, le double du nombre d’ORL). Or, le marché actuel (environ 500 000 prothèses vendues cette année) croît en moyenne de 5 % par an, moins cependant en 2012. Ce qui justifie sans doute une adaptation proportionnelle du nombre de diplômés, mais en rien les « 1 000 » annuels réclamés par certains. Les délais d’attente ne sont pas non plus tels qu’ils nécessitent une pareille augmentation, d’autant que bon nombre de rendez-vous concernent surtout le suivi post-appareillage.

Quant à l’embauche promise de centaines de jeunes audioprothésistes, on en mesure aisément le caractère séduisant auprès des autorités gouvernantes. D’autant que ces écoles privées s’engagent à ne pas faire appel à des fonds publics ! S’il est aisé d’imaginer la source d’un tel financement, reste à savoir dans quelles conditions ces jeunes diplômés seraient ensuite rémunérés. Car, il y a fort à parier que, devenus salariés de grandes chaînes de distribution, leurs salaires soient bien loin de leurs attentes. Et avec une lecture critique du projet d’école déposé, les velléités de certains professionnels, l’évolution du secteur de l’optique vers l’audioprothèse ne laissent pas d’inquiéter. Au fait, pourquoi l’optique ? Pourquoi l’intérêt subit de cette profession pour la surdité ? Et surtout en quoi, la perspective d’écoles privées concerne-t-elle les ORL ?

Parce que, tout d’abord, le marché de l’audioprothèse constitue un secteur d’activité alléchant que ne peut se permettre d’ignorer celui de la lunetterie, arrivé lui à saturation. Au 1er janvier 2011, il y avait 23 307 opticiens installés selon les statistiques de la Drees. Quant au nombre de jeunes diplômés annuels, il est impressionnant : 2 480 étudiants reçus au BTS d’Opticien-Lunettier de 2011 ! Conséquence de cette démographie galopante, nombre d’entre eux s’inscrivent ensuite en écoles d’audioprothèse. Quant aux centres d’optique, leur nombre a explosé ces dernières années : deux tiers d’entre eux ne sont que des succursales d’enseignes. Certaines s’installent, faute de places disponibles sur la voie publique, dans les grandes surfaces, etc. Le projet de « Corner Audio » est d’ailleurs clairement évoqué ici et là…

Parce qu’aussi et peut-être surtout, le retrait possible à tout moment de grands fonds étrangers de l’actionnariat de grandes chaînes d’optique obligent celles-ci à chercher des perspectives de croissance alléchantes pour d’éventuels investisseurs. On le voit, nous sommes très loin ici de la prise en charge médicale et paramédicale du handicap auditif. J’évoquais il y a peu un risque de démédicalisation de l’appareillage. Risque confirmé.

  • Pour le malentendant qui sera appareillé par des aides auditives « grand public », sans bilan ORL préalable ni service après-vente bref, du low-cost sans pilote.
  • Pour l’audioprothésiste dont le méticuleux travail d’adaptation sera supplanté par la pression du rendement et des objectifs de vente.
  • Pour l’ORL enfin dont le dialogue avec les nouveaux centres sera quelque peu décalé. Son bilan audiométrique sera contourné par la prescription du médecin généraliste. On lui parlera de plus-value et non de gain prothétique, de capital financier et non de réserve cochléaire, de cours de bourse et non de confort auditif.

Parce que le conventionnement des établissements de formation professionnelle avec une université est requis, de nombreux collègues ORL universitaires ont été démarchés et ont jusqu’à présent décliné la proposition. Au-delà des difficultés pratiques que soulève la création de ces écoles privées (terrains de stage hospitaliers, travaux pratiques, enseignement médical, etc.), probablement ont-ils également mesuré les sérieuses conséquences médicales et éthiques qu’elle aurait pour nos patients. Je souhaite surtout que nos collaborateurs audioprothésistes puisent dans leur passion professionnelle les ressources suffisantes pour s’opposer aux O.P.A. auxquelles ils sont soumis et trouvent les moyens de résister à cette fallacieuse « expansion du domaine de la lutte » contre la surdité. Il en va de leur profession et pour nous ORL, de la prise en charge de nos patients.

 

*Annales françaises d’oto-rhino-laryngologie et de pathologie cervico-faciale, N°129.

Photo : G.Bureau


Patrice Tran Ba Huy (19/02/2013)

24/10/2012

Du lien entre les zones cochléaires mortes et les acouphènes

acouphènes, zones cochléaires mortes, ZIC, zones inertes, cellules ciliées

Cliquez sur l´image ci-dessus pour télécharger l´article PDF sur les zones cochléaires mortes et les acouphènes.

17/10/2012

Nouvelles avancées en vestibulométrie par Michel Toupet

Ici l´article paru dans ORL autrement de Michel Toupet concernant la VHIT. Cliquer sur l´image ci-dessous pour télécharger l´article au format PDF.

VHIT, michel toupet, ORL autrement, vestibulométrie, VNG, vertiges

05/10/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: le non utilisateur

Le passage de l’utilisateur au non utilisateur et vice versa

 

 

Il y a deux questions importantes que l’audiologiste doit se poser :

 

Est-ce que ce possesseur d’appareils de correction auditive qui ne les utilise pas peut-il être converti en utilisateur de ses appareils ?

 

Nous croyons que la réponse est définitivement OUI. Les personnes n’utilisant pas leur appareil de correction auditive développent ce pattern comportemental principalement du fait des situations de vie quotidienne dans lesquelles ils évoluent. S’ils évoluaient dans des endroits calmes avec des partenaires coopératifs, ils trouveraient probablement leurs appareils de correction auditive très utiles. Une utilisation appropriée des stratégies personnelles visant à modifier les situations de vie quotidienne ou même adapter l’utilisation des appareils selon les situations devrait conduire à des conditions plus adéquates et encourageantes pour l’utilisation des appareils.

 

Pour ceux ayant une fonction cognitive relativement peu développée ou pour ceux ayant une perte auditive empêchant la perception de la parole, de telles solutions simples ne devraient pas modifier l’utilisation de leurs appareils.

 

Y-a-t-il des gens ayant utilisé leurs appareils avec succès pendant des années, qui les rejettent par la suite ?

 

La réponse est là encore définitivement OUI. Le rejet des appareils de correction auditive peut résulter d’un changement dans les situations dans lesquelles vit la personne. Les situations peuvent devenir intolérables en devenant plus bruyantes, plus réverbérantes, ou plus éblouissantes, ou quand le nombre de partenaires coopératifs diminue.(Crédit photo Unitron)

utilisateurs, aides auditives, unitron, satisfaction,rejet

29/08/2012

Inscriptions première année d´audiologie – Marie Haps – Bruxelles

école, enseignement, ILMH, bruxelles, inscription2 communications importantes pour cette rentrée en audiologie à l´école francophone de Bruxelles, voici une précision importante communiquée par Patrick Verheyden, responsable de l´enseignement d´audiologie :

 

Avertissez rapidement les futurs candidats que vous connaissez.

  • recrutement de collaborateurs : suite à l'importante augmentation du nombre d'étudiants, nous recherchons, pour des postes mi-temps, 2 professeurs responsables des stages. Vous trouverez toutes les infos dans le document ci-dessous.
  • Visitez aussi notre site web www.ilmh.be et suivez le lien « appel à candidats » dans la colonne de gauche.

 

Pour plus d'infos sur ces sujets, n’hésitez à me contacter : patrick.verheyden(arobase)ilmh.be

 

Audiologie

Supervision des stages  – 375 heures, soit mi-temps – Bac 2 et 3

Réf poste : 2-3BAU_STC0A-STP0A

1. Titre requis :

Le diplôme de Bachelier en audiologie, agréé auprès de la Santé publique

2. Cahier des charges

Année d’enseignement : 2 & 3 Bac. Audiologie

Intitulé : Pratique Professionnelle / Supervision de stage (clinique et/ou Prothétique)

Nombre d'heures : 375 heures de Pratique Professionnelle (soit 5 dixième = ½ temps)
(1 année académique = 30 semaines de cours / temps plein = 750 Heures de Pratique Professionnelle + missions institutionnelles au prorata de la charge)

Objectifs : Assurer des activités de supervision de stages au sein du Baccalauréat en Audiologie.

Le professeur de pratique professionnelle a pour mission essentielle d’encadrer les étudiants de 2è et de 3è bachelier dans les stages (clinique et prothétique) qui leur garantissent une formation pratique de qualité. Il est l’interface entre l’Institut et les lieux de stage et il aide les étudiants à s’y intégrer. Son rôle sera aussi de veiller à ce que l’étudiant fasse des liens adéquats entre l’enseignement théorique reçu et les situations pratiques auxquelles il est confronté. Pour ce faire, il veillera à :

  • Créer des contacts positifs et les entretenir régulièrement avec les responsables des stages sur les lieux qu’il supervise.
  • Participer activement la recherche de nouveaux lieux de stages.
  • Participer activement à l’attribution des places de stages aux étudiants.
  • Superviser les étudiants qui lui sont confiés sur le lieu même où ils exercent leurs activités. Si l’endroit de stage n’a pas d’audiologiste dans son équipe d’encadrement, le professeur veillera à assurer une supervision plus étroite de l’étudiant.
  • Rencontrer les étudiants à l’Institut (ou sur le lieu du stage) pour une discussion relative aux différents rapports écrits demandés.
  • Assurer régulièrement une permanence à l’Institut pour répondre aux demandes des étudiants. Informer clairement les étudiants du lieu et heures de rencontre possible.
  • Participer aux réunions de l’équipe des professeurs du département.

Participation aux missions et tâches institutionnelles :

« Ces prestations s'effectuent au profit de la Haute École et pas nécessairement au sein de celle-ci. Elles recouvrent notamment, et selon le cas: les heures de cours, données à des groupes d'étudiants; les préparations de cours théoriques, les corrections, les séances d'application, les travaux pratiques, les activités didactiques et autres activités figurant au programme d'études; la supervision de stages prévus au programme d'études; les examens et les délibérations; la formation continue du membre du personnel; la recherche appliquée; la participation aux réunions pédagogiques et la participation aux différents Conseils; les programmes de remédiation, les activités de tutorat et l'encadrement des mémoires ou autres travaux. »

(Décret relatif aux charges et emplois des Hautes Écoles organisées ou subventionnées par la Communauté française :  Article 7. - § 1er_ D. 25-07-1996 _ M.B. 07-09-1996 mis à jour au 04/09/2009)

Faisant partie du cadre pédagogique du département, le professeur veillera à assurer un certain nombre de missions qui lui permettront de s’investir dans le projet pédagogique de l’Institut.

  • Assurer la direction/promotion et la lecture de travaux de fin d’étude.
  • Assurer la surveillance d’examens.
  • Participer aux délibérations (présence obligatoire).
  • S’engager dans le travail pédagogique du Département Audiologie.
  • Contribuer aux objectifs de qualité et de renommée du Département Audiologie.
  • Participer aux journées pédagogiques.
  • Participer à l’action sociale, culturelle et aux activités de représentation.
  • S’investir dans les missions institutionnelles.
  • Participer aux programmes de recherche
  • Contribuer aux objectifs de qualité et de renommée de l’institut

2. COMPOSITION DU DOSSIER DE CANDIDATURE

Envoyer, soit par courrier électronique*, soit par courrier postal**, un dossier complet composé des documents listés ci-dessous :

  • les candidats doivent faire preuve d’une expérience utile d’au moins trois ans dans la pratique du domaine à conférer;
  • le dossier de candidature doit comporter un projet pédagogique relatif au cours/à la charge à conférer;
  • un curriculum vitae détaillé, avec nom - prénom - référence du poste - date - pagination de chaque page, faisant état des qualifications et de l’expérience requises ;
  • une lettre de motivation dans laquelle le (la) candidat(e) expliquera comment il (elle) souhaite développer ses compétences au service de l’institut.

Les candidatures doivent parvenir à l’institut au plus tard le lundi 17 septembre à 2012 à 8h00.

* Courrier électronique : ladirection@ilmh.be; patrick.verheyden@ilmh.be

** Courrier postal : Monsieur D. Huvelle, Directeur de l’Institut libre Marie Haps, rue d’Arlon 11 – 1050 Bruxelles (Belgique)

Pour tout renseignement complémentaire :

Monsieur Patrick Verheyden, chef de département audiologie : Tél 32 (0)2 793 43 00 - patrick.verheyden(arobase)ilmh.be

 
Patrick Verheyden
Chef du département Audiologie
Institut Libre Marie Haps
11, Rue d'Arlon
1050   Bruxelles
internet: http://www.ilmh.be

21/08/2012

Un marché qui ne connaît pas la crise

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Le groupe Siemens impacté par le crise

La crise impacte tous les grands groupes industriels dans le monde. Le géant de l´electronique Siemens n´échappe pas aux omndes de chocs de la crise économique mondiale. Lu dans le figaro.fr ce jour:

Le groupe Siemens: des milliers d'emplois en jeu ?

Le groupe industriel allemand Siemens, qui commence à sentir durement l'effet du ralentissement conjoncturel, veut supprimer "des milliers d'emplois", selon un article paru aujourd'hui dans le quotidien Börsen Zeitung, qui ne mentionne pas ses sources.

Un porte-parole du groupe à Munich a décliné tout commentaire, mais rappelé à l'AFP que Siemens organisait en octobre, comme tous les ans, un grand rassemblement de ses cadres. Le patron du conglomérat Peter Löscher avait annoncé le 26 juillet qu'il préparait un "programme d'amélioration des coûts, de la productivité, de l'efficacité et des procédures". "Ce n'est pas un programme passant en priorité par le nombre d'emplois", avait-il ajouté, sans toutefois exclure des suppressions de postes.

Siemens, qui en début d'année affichait une santé florissante, a été rattrapé au printemps par la morosité conjoncturelle en zone euro et le ralentissement de la croissance des pays émergents. Il a émis des doutes sur sa capacité à atteindre ses objectifs annuels et fait état d'une chute de quelque 23% sur un an de ses entrées de commandes d'avril à fin juin.

 

siemens, crise, économie, licenciement

20/08/2012

Libéralisation du marché de l´audioprothèse en Suisse: +28.7% de ventes

Les pays ayant contribué le plus à cette croissance sont la Suisse avec + 28,7 %, la France à + 7,5 %, les Pays-Bas à + 6,5 %, l’Allemagne et le Danemark a 4,2 %. Cependant, il est un pays OÙ la croissance reste toujours la grande absente : l’Espagne. L’impressionnante croissance qu’a connue la Suisse s’explique entraîné la baisse des subventions fédérales aux acheteurs entraîné la baisse des subventions fédérales aux acheteurs d’aides auditives : les malentendants ont ainsi anticipé leurs achats sur le premier semestre, d’où ces excellents chiffres.

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source: audio-infos Juillet/Août 2012

15/08/2012

Est-il utile de mesurer le 3 kHz lors de l´audiométrie tonale?

Is It Valid to Calculate the 3-Kilohertz Threshold by Averaging 2 and 4 Kilohertz?

 

Gurgel RK et al. Otolaryngol Head Neck Surg. 2012.

 

De nombreux protocoles de mesures de l’audition utilisent un seuil à 3 kHz, une fréquence qui n’est pas mesurée en routine. Cette étude évalue la validité de l’estimation du seuil manquant à 3 kHz par le calcul de la moyenne des seuils à 2 et 4 kHz. Ce seuil estimé est comparé au seuil effectivement mesuré à 3 kHz, soit de façon individuelle, soit lors de l’audiométrie tonale à 0,5 ; 1 ; 2 et 3 kHz, pour 2170 patients. La différence entre les seuils estimés et mesurés à 3 kHz est limitée à ± 5 dB pour 72 % des audiogrammes, à ± 10 dB dans 91 % des cas et à ± 20 dB dans 99 % des cas (coefficient de corrélation r = 0,965). Concernant le seuil de l’audiométrie tonale, la différence mesurée lorsque le seuil estimé est utilisé plutôt que le seuil mesuré est de ± 5 dB pour 99 % des audiogrammes (r=0,997). Le seuil estimé est une approximation correcte du seuil mesuré à 3 kHz, en particulier lorsqu’il est intégré dans l’audiométrie tonale.

 

source: audio-infos Juil/Août 2012

audiometrie tonale, seuils audiométriques, fréquences

06/07/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: comportements des utilisateurs

La figure 5a décrit l’utilisation des appareils de correction auditive par les personnes ayant une surdité légère à moyenne. Quand les conditions sont optimales, beaucoup de ces personnes n’ont plus besoin de leurs appareils de correction auditive.

 

La figure 5b décrit l’utilisation des appareils de correction auditive par les personnes ayant une surdité sévère à profonde. Beaucoup de ces personnes trouvent que l’utilisation de leurs appareils de correction auditive est désuète lorsque les conditions sont très mauvaises.

 

Bien sûr, il peut être simpliste de suggérer qu’il y ait une distinction claire entre utilisation et non utilisation des appareils de correction auditive. Il serait plus exact de suggérer que les personnes utilisent différemment leurs appareils de correction auditive selon la situation, et que leur attitude varie tout le temps. Beaucoup de possesseurs d’appareils de correction auditive les utilisent pour écouter la parole dans une variété de situations. Ils rapportent un large bénéfice dans la communication avec les autres dans de bonnes conditions mais pas lors de mauvaises conditions.

 

Il apparaît au moins 4 comportements quand une situation difficile est rencontrée :


  1. Effectuer des changements pour améliorer la situation, puis utiliser l’appareil de correction auditive.
  2. Demander au partenaire de changer pour améliorer la situation.
  3. Adapter l’appareil auditif selon la situation.
  4. Reconnaître les situations insurmontables et ne pas utiliser l’appareil de correction auditive.

 

Malheureusement la nature imprédictible des situations de la vie peut engendrer ce qu’il est coutume d’appeler « les prothèses tiroirs ».

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26/06/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: évaluer et comprendre les facteurs de risques

Nous pouvons proposer cependant, que ce qui tend à distinguer des utilisateurs d’appareils de correction auditive des non utilisateurs sont les situations (incluant les environnements ainsi que les partenaires) dans lesquels chaque groupe de gens communique régulièrement.

 

A la figure 5a et 5b, il est présenté un modèle illustrant des effets de situation en communication face à face. Le partenaire, l’environnement (bruit et réverbération) et la distance sont montrés comme les trois dimensions d’un cube.

 

 

1.     La position frontale, dans le coin gauche en bas représente une localisation calme avec un partenaire coopératif à une distance proche : c’est une situation de communication très bonne.

 

2.     La position postérieure, dans le coin droit en haut, représente une localisation bruyante avec un partenaire non coopératif situé à une distance importante. C’est une situation de communication très pauvre.

 

3.     Les positions intermédiaires apparaissent dans l’espace défini par le cube.

 

 

L’aire grisée représente l’éventail de situations dans lesquelles les personnes utilisent généralement leurs appareils de correction auditive.

 

L’aire non grisée représente quant à elle l’éventail de situations dans lesquelles les personnes n’utilisent pas leurs appareils de correction auditive.

 

On remarque que lorsque les facteurs de situation deviennent moins un support de la conversation, les personnes deviennent moins enclines à utiliser leurs appareils.

Si plusieurs facteurs deviennent intolérables, les autres facteurs doivent être optimaux pour que l’utilisation des appareils de correction auditive continue.

 

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Figure 5 :

 

A : effet des trois facteurs sur l’utilisation des appareils de correction auditive par des gens ayant une surdité légère à moyenne. La région grisée représente les conditions sous lesquelles les gens utilisent leurs appareils auditifs.

 

B : effet des trois facteurs sur l’utilisation des appareils de correction auditive par les gens ayant une surdité sévère à profonde. La région grisée représente les conditions sous lesquelles les gens utilisent leurs appareils de correction auditive.

22/06/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: pronostic

Les prédictions de l’utilisation des appareils de correction auditive

Les caractéristiques de la personne, l’altération auditive et l’appareil de correction auditive doivent établir les conditions minimales pour l’utilisation.

 

Par exemple :

 

A : une personne avec une légère altération auditive ne va pas aimer porter ses appareils

B : une personne n’aime pas porter des appareils de correction auditive qui déforment grossièrement le son.

 

Quoiqu’il en soit un bénéfice doit être gagné des appareils de correction auditive et des prédictions fiables quant à l’utilisation des appareils de correction auditive doivent exister étant donné un degré substantiel d’altération auditive, une qualité d’appareil de correction auditive acceptable et des critères de sélection adéquats.

 

 

Rappelons que beaucoup de personnes avec une altération auditive vont tirer profit de leurs appareils de correction auditive quand ils conversent avec des partenaires coopératifs et / ou dans de bons environnements.

Cependant beaucoup ne vont pas tirer de bénéfice de leurs appareils du fait de partenaires peu coopératifs ainsi que dans des environnements inadéquats.

 

Ces personnes qui tentent de converser dans des endroits calmes durant la vie quotidienne vont trouver probablement leurs appareils utiles et bénéfiques. Les appareils vont probablement les aider à communiquer sous différentes conditions.

 

Tandis que les personnes qui vont tenter de converser dans des endroits bruyants et réverbérant, vont probablement trouver que leurs appareils ne vont pas les aider et ne leur fournir qu’un léger bénéfice. Les appareils n’aident vraiment que sous peu de conditions difficiles. Les personnes ne conversant que très peu durant une journée typique n’ont pour ainsi dire pas besoin d ‘appareils de correction auditive.

 

Nous pouvons croire que lorsque les patients jugent le bénéfice de communication de leurs appareils de correction auditive dans leur vie de tous les jours, ils devraient en fait évaluer les facteurs extrinsèques de leurs appareils de correction auditive eux-mêmes, telle que les situations typiques dans lesquelles ils essayent de communiquer.

 

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20/06/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: la période d´essais

Les essais des appareils de correction auditive


Beaucoup d’audiologistes fournissant des appareils de correction auditive proposent une période d’essais afin d’évaluer les appareils sélectionnés. La personne prend ses appareils chez elle pendant au moins deux semaines et évalue l’apport de ses appareils dans ses conversations en conditions quotidiennes. Suite à cette période d’essais, la personne va décider d’acquérir ou non ses appareils. Les personnes exposent ainsi leurs réactions envers les appareils. Ces réactions peuvent être très positives mais aussi très négatives

Plusieurs chercheurs (BROOKS, 1979 ; HICKSON, HAMILTON et ORANGE, 1986 ; KAPTEYN, 1977 ; MULROW, TULEY & AGUILAR, 1992 ; UPFOLD et WILSON, 1983) ont tenté d’établir une relation entre l’acceptation et le rejet des appareils ainsi qu’une variété de facteurs :

> La personne (âge, attitude, habileté dans l’utilisation)

> Profile auditif (degré de perte, reconnaissance vocale)

> Caractéristiques des appareils de correction auditive (type, gain)


Pris ensemble, les résultats sont généralement équivoques, avec une acceptation des appareils de correction auditive et une utilisation fonction de l’attitude de la personne ainsi que de son habileté à manipuler ses appareils (BROOKS, 1979 ; HICKSON et al. 1986).

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13/06/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: les autres facteurs

Les autres facteurs importants


1.     La nature de la conversation

Elle peut en effet aussi affecter la communication. Dans beaucoup de situations, l’objet est une interaction sociale (WARDHAUGH, 1985). Dans d’autres, le but est un échange d’informations (BROWN et YULE, 1983.

La perte auditive ou les distractions environnementales perturbent probablement la  conversation informative beaucoup plus que dans le cadre d’une interaction sociale, car le besoin de précision, d’exactitude ainsi que l’effort requis sont beaucoup plus importants.

Le partenaire doit être performant dans l’utilisation des stratégies de clarification si le but est de communiquer une information, et précisément dans des conditions d’écoute difficiles.

2.     La vision

L’importance des indices visibles comme compléments à l’audition altérée est bien connue (BINNIE, MONTGOMERY, et JACKSON, 1974 ; JEFFREY et BARLEY, 1971 ; McLEOD et SUMMERFIELD, 1987).

Une petite, comme une grande, déviation de l’acuité visuelle normale peut affecter l’habileté de la personne à la lecture labiale et pour voir les autres indices visibles pouvant améliorer la conversation dans des situations d’écoute difficile (ERBER, 1979 ; ERBER et OSBORN, 1994 ; HARDICK, OYER, et IRION, 1970 ; JOHNSON et SNELL, 1986). L’environnement optique aussi est très important. Par exemple, une lumière éblouissante ou au contraire un environnement sombre peut altérer la vision et ainsi diminuer le bénéfice que la personne peut tirer de ces indices visuels.

3.     Les caractéristiques personnelles

Les caractéristiques personnelles peuvent influencer l’utilisation des appareils de correction auditive.

> La personne doit accepter l’utilisation des appareils de correction auditive.

> Les attentes réalistes envers les bénéfices et les limitations des appareils de correction auditive dans chaque situation sont nécessaires.

> La persévérance et l’habileté pour s’adapter sont des facteurs importants pour obtenir une utilisation des appareils de correction auditive avec succès dans les différents environnements et avec des partenaires utilisant différents styles de communication.

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06/06/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: les aides à la communication

1.    Le partenaire de la conversation : l’interlocuteur

 

Beaucoup d’autres facteurs vont participer à la communication avec des appareils de correction auditive : le niveau de connaissance, la patience, la flexibilité, et l’expérience.

 

Beaucoup de personnes, avec une audition altérée, reconnaissent la manière de parler ainsi que l’application de stratégies de conversation efficaces vont grandement améliorer leur compréhension. Les partenaires de la conversation peuvent se manifester dans des environnements bruyants (ERBER, 1993) :

 

Ø  En réduisant la distance entre les interlocuteurs

Ø  En parlant plus clairement

Ø  En simplifiant les structures de phrases

Ø  En augmentant les redondances dans le message.

 

Beaucoup de personnes âgées ont noté que beaucoup de leurs partenaires :

 

Ø  Étaient difficilement compréhensibles

Ø  Parlaient avec une voix trop faible

Ø  Parlaient avec une articulation peu claire

Ø  Parlaient avec un débit trop rapide.

 

Ils reconnaissent ces facteurs comme des sources potentielles de difficultés.

 

ERBER en 1988 puis ERBER et HEIN en 1992 ont proposé d’utiliser un certain outil constitué par une procédure de screening adaptatif : le SENTENCE IDENTIFICATION (Sent-Ident). Cet outil va en effet permettre d’évaluer la communication régulière en fonction de l’âge. Dans une forme de cette procédure, l’examinateur présente cinq phrases sans appareils de correction auditive, et cinq phrases avec appareils de correction auditive. Chaque phrase est présentée selon cinq conditions consécutives jusqu'à ce qu’elle soit bien identifiée :

 

1.    O = Original ........................................ (Auditif seulement)

2.    R = Répétition .................................... (Auditif seulement)

3.    C = Clarification................................... (Auditif seulement)

4.    1V = Avec un mot visible .................... (Vision)

5.    AV = Toute la phrase visible............... (Vision)

 

On notera la condition pour chaque phrase qui a permis la reconnaissance complète de la phrase.

 

Les résultats d’un groupe de 42 adultes âgés (28 femmes, 24 hommes, âge entre 79 et 96 ans) qui portaient des appareils de correction auditive et avaient passé le test de vision sont présentés dans la figure ci-dessous.

 

 

sentence identification, erber, aide à la communication

 

Figure: Développement de l’identification des phrases chez 42 adultes âgés quand :

 

a.    Ils écoutent sans appareils de correction auditive et le partenaire clarifie progressivement les phrases.

 

b.    Ils écoutent avec des appareils de correction auditive, mais le partenaire ne présente les phrases qu’une fois seulement.

 

c.    Ils écoutent avec des appareils de correction auditive et le partenaire clarifie progressivement les phrases.

 

 

 

Les sujets sans appareils de correction auditive ont pu identifier seulement 1.1 phrase selon la première condition (O). La répétition, la clarification ainsi les indices visuels font augmenter les performances à 4.1 phrases répétées.

 

Cependant quand les sujets sont aidés de leur appareil de correction auditive, selon la première condition (O), ils répètent 3.1 phrases correctement, soit une amélioration de deux phrases par rapport à l’écoute sans appareil de correction auditive, selon les autres conditions, on atteint le score de 5.0 phrases répétées correctement.

31/05/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: effets environnementaux - distance

2.     La distance

La distance entre les interlocuteurs est aussi un facteur majeur dans la conversation, spécialement quand le lieu est bruyant et / ou réverbérant. Quand la distance entre les interlocuteurs augmente, l’intensité du message vocal reçu est diminuée. Dans l’étude de ERBER et all, 22 personnes (17 femmes, 5 hommes, âge entre 80 et 98 ans) ont été évaluées. Les pertes auditives allaient de sévères à profondes. Ces personnes portaient toutes leurs appareils de correction auditive régulièrement. Ils ont tous passé un test fonctionnel de la vision afin d’évaluer leur habileté à voir la tête, la bouche et les yeux de leur interlocuteur (ERBER et OSBORN, 1994). Le niveau du bruit ambiant dans la pièce allait de 54 à 58 dB(A). Chaque sujet a tenu avec un opérateur une conversation dans cette pièce pendant cinq minutes et lors de deux séances, la première séance sans appareil de correction auditive, la deuxième avec appareil de correction auditive. Durant la conversation, l’opérateur faisait varier sa position et donc la distance entre les deux interlocuteurs. Il y avait 6 distances différentes (de 0.5 à 3 m). Pour chaque position, la conversation était évaluée sur une échelle numérotée de 1 à 5 (figure 1) (= 12 situations).

 

L’ANOVA (ANalysis Of VAriance) a été utilisée si une différence significative entre les différentes situations avait lieu. L’analyse indiquait un effet significatif de la distance mais aussi de l’appareillage auditif sur la conversation (figure). Cependant, aucune interaction significative entre les conditions (appareil de correction auditive, distance, sujets) n’a été trouvée.

 

Bien sur, la conversation sans appareil de correction auditive diminue de façon importante en fonction de la distance entre les deux interlocuteurs. Ce résultat est probablement dû au message vocal s’affaiblissant avec la distance devenant presque inaudible ou à son masquage par le bruit ambiant. On voit que même si les performances avec les appareils de correction auditive sont supérieures à celles sans appareils de correction auditive, la baisse des ces performances en fonction de la distance varie de la même manière avec ou sans appareil de correction auditive.

 

En conclusion de cette étude, nous voyons que la conversation sera toujours meilleure avec le message vocal amplifié, mais le bénéfice tiré des appareils de correction auditive ne compense pas entièrement l’audition altérée. Spécialement quand la distance, entre les deux interlocuteurs, dépasse 1.50 m.

 

 

effet, pollution, distance, acoustique des salles

Figure: Effets de la distance selon l’échelle numérotée (figure 1) sur la conversation entre deux personnes sur 22 sujets adultes âgés et selon qu’il y ait appareillage ou non. (1 = très pauvre ; 5 = très bon) 

29/05/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: effets environnementaux - bruit et réverbération

  1. Le bruit et la réverbération

 

Pourquoi certaines personnes âgées tirant de réels bénéfices de leur amplification n’utilisent –elles pas leur appareil de correction auditive ? Beaucoup de ces personnes incriminent le bruit de fond comme venant interférer avec leurs conversations quotidiennes lors d’un dîner par exemple.

 

Le bruit de fond ou la réverbération engendrent des effets négatifs sur l’écoute (HAWKINS et YACULLO, 1984 ; NABELCK 1980 ; SMEDLEY et SCHOW 1990). En consultation (dans la cabine) la majeure parti des personnes est toujours satisfaite de ses appareils de correction auditive (KAPTEYN, 1977 ; SCHERR, SCHWARTZ et MONTGOMERY, 1983).

 

Un patient motivé ne montrera pas des performances de communication plus pauvres quand il utilise son appareil de correction auditive dans un environnement calme. Plutôt que dans un environnement bruyant. Dans une situation difficile (shopping, dîné…), la conversation est désagréable.

 

Dans beaucoup de situations, l’environnement sonore est amplifié au même titre (plus ou moins) que la parole. Cette situation engendre :

 

Ø  Un masquage de la parole

Ø  De la distraction

Ø  De la gêne

 

(NABELECK, TUCKER et LETOWSKI, 1991).

 

Dans des environnements acoustiques bruyants, il a été clairement démontré une baisse dans les performances de communication. Pour beaucoup, ils refusent d’utiliser leur appareil de correction auditive (SMEDLEY et SCHOW, 1990).

 

Ainsi beaucoup d’audiologistes évaluent de façon routinière la satisfaction de leur client en leur administrant un matériel vocal (liste de mots, phrases…) en présence de bruit, de conversation ou même de babillages (CARHART, 1946 ; COX et ALEXANDER 1991 ; McDANIEL et COX 1992 ; MUELLER et GRIMES, 1993).

 

BYRNE en 1991 a proposé d’évaluer l’intelligibilité et la qualité du message vocal dans le calme et le bruit parce que beaucoup d’auditeurs préfèrent des réponses en fréquences différentes dans chacune des situations.

 

acoustic, réverbération, bruit, isolation, bâtiment

 

Le confort acoustique permet de vivre dans un environnement ou l'on est soumis :

 

  • ni aux bruits extérieurs (trafic aérien, routier ou ferroviaire...) ;
  • ni aux bruits aériens des logements voisins (au dessus, à côté, au dessous) ;
  • ni aux bruits d'impact venant des logements voisins (au dessus, à côté, au dessous) ;
  • ni au bruit des équipements (ascenseur, robinetterie, ventilation mécanique, installation de chauffage ou de conditionnement d'air...) ;
  • ni à une trop forte réverbération dans les pièces (effet d'écho).


Au stade de la conception d'un bâtiment, combiner correctement l'isolation thermique et l'exigence en matière d'acoustique permet d'obtenir de très bons résultats.

Attention, selon le système d'isolation utilisé et ses composants, on peut dégrader l'acoustique et notamment l'isolation entre logements.

24/05/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: du bénéfice des sons amplifiés (2/2)

Des questions ont aussi été posées à propos des conditions sociales ou environnementales renforçant la communication dans le home. Les résultats des évaluations conversationnelles et des brèves entrevues sont rassemblés dans la figure 2. Chaque personne est représentée par son code de catégorie, et chaque performance de communication des personnes est indiquée par la position du symbole dans la matrice.

 

amplification, bénéfice, utilsiateurs

Figure 2 : Résultats de la première évaluation.

 

Il apparaît très clairement que ces personnes âgées conversent plus facilement lorsque que la parole de leur interlocuteur leur arrive de façon amplifiée.

 

D’autres changements positifs sont apparus :

 

  1. Dans beaucoup de cas, le sujet n’a pas besoin de se fatiguer à obtenir des indices visuels et apparaît dès lors plus relaxé.
  2. Leurs réponses étaient plus rapides.
  3. Ils répondaient avec moins d’efforts.
  4. Ils étaient capables de maintenir le sujet.

Le clinicien a rapporté lui aussi être moins stressé dans les conversations amplifiées. On peut aussi noter à la vue des résultats que :

  1. Les personnes ne manifestant pas l’envie d’avoir des appareils auditifs comprennent en effet aussi bien avec que sans l’amplification.
  2. Les gens ayant et ceux n’ayant pas d’appareils auditifs vont tirer le même bénéfice de la conversation amplifiée. Plusieurs non utilisateurs obtiennent 2 à 3 points de plus quand ils conversent avec la parole de l’interlocuteur amplifiée.

L’utilisation de ses appareils ne doit pas être simplement rattachée au bénéfice tiré de l’amplification de la parole. C'est à dire que l’appareil de correction auditive va fournir des bénéfices supplémentaires à ceux d’une simple amplification.

23/05/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: du bénéfice des sons amplifiés (1/2)

Une étude a été réalisée en 1996 où 68 personnes âgées ont été évaluées, toutes résidentes d’un même home (43 femmes, 25 hommes, âge compris entre 76 et 98 ans). Les seuils auditifs pour 500, 1000 et 2000 Hz sont compris entre 31.7 et 80 dB HTL. Tous les sujets étaient en bonne santé. Tous ont passé des tests visuels afin de vérifier leur habileté pour voir la tête, la bouche ainsi que les mouvements oculaires à une distance conversationnelle (c'est à dire 1m). Les personnes présentant des symptômes de démence n’ont pas été évaluées. Deux conversations de 5 minutes chacune avec un clinicien furent entreprise avec chaque personne. Dans l’une, la personne écoutait la parole non amplifiée, et dans l’autre, la parole était amplifiée à travers un petit amplificateur (TANDY AMPLIFIED LISTENER, MODEL 33-1093) connecté à des petits casques stéréophoniques. Les résultats ont été reportés sur une échelle graduée de 1 à 5 pour chaque conversation (Figure 1).

amplification, bénéfices

Figure 1 : Échelle utilisée afin d’évaluer la facilité à s’exprimer.

 

Tous les jugements ont été confirmés par un autre clinicien. Chaque sujet a subi une entrevue afin de distinguer sa relation avec les appareils de correction auditive ainsi que leur utilisation. Chaque réponse a été située dans une des 5 catégories :

 

            A –  Utilisateur régulier de son appareil

            X –   Possède un appareil mais ne l’utilise pas

O –  Dit au´il n´a pas besoin d´appareil auditif

            W – Voudrait avoir un appareil auditif

            W –  Ne veut pas avoir d’appareil auditif

11/05/2012

Éviter le rejet de l´appareillage: introduction

L’expérience a montré que les adultes les plus âgés avec ouïe déficiente peuvent mieux comprendre le langage parlé quand on leur parle plus fort. Encore plus parmi ces gens, ceux qui ont choisi de ne pas porter d’appareils auditifs. Ainsi plusieurs facteurs vont leur fournir des raisons de rejeter les appareils de correction auditive, comme le manque de bénéfices, les interférences environnementales, l’inconfort et la visibilité de l’appareil. C’est parce que les membres de la famille, les amis et les professionnels de santé espèrent que les appareils de correction auditive vont résoudre beaucoup de difficultés de communication, qu’ils expriment de la déception quand les appareils ne sont pas utilisés. Nous pouvons penser que l’explication quant au rejet de l’appareil ne doit pas être aussi compliquée qu’elle ne le paraît. Actuellement, il est suggéré que la non-utilisation des appareils par des adultes motivés peut être reliée à différents facteurs basiques. Différentes données cliniques supportant cette hypothèse ont été, il y a quelques temps, publiées.

 

 

aides auditives, intelligiblité, perte auditive, personnes âgées

 

 

Le Naida de Phonak, haute technologie dans un design moderne 

 

 

Les constatations ont été les suivantes :

 

  1. Le bénéfice de communication qu’une personne peut tirer d’un appareil de correction auditive n’est pas nécessairement le même que celui d’une personne écoutant des sons simplement amplifiés.
  2. Le bénéfice que l’on peut tirer d’un appareil dépend de l’environnement sonore dans lequel il est utilisé.
  3. Enfin, ce bénéfice dépend de la connaissance et de l’expérience de la communication du partenaire qui va parler de façon amplifiée.

Un modèle illustrant l’interaction de ces modèles, appelons cela une dialectique chère à Hegel, et cette dialectique peut être présentée comme un guide potentiel dans la réhabilitation de la personne malentendante.

09/05/2012

Dossier "Système Efférent Auditif" - Conclusion

Les mesures de la réduction de l’amplitude des OEAE en présence d’une stimulation acoustique controlatérale proposent un outil valable pour une variété d’applications cliniques. Dans les pathologies telles que l’hyperacousie ou les acouphènes, il représente le seul test objectif fournissant des résultats anormaux et pouvant donc apporter une aide dans la compréhension des troubles auditifs. Dans d’autres cas, l’exploration du fonctionnement du système Olivo-Cochléaire Médian (OCM) combiné au BERA ainsi qu’à l’IRM apparaît être utile afin de confirmer l’existence de pathologies rétrocochléaires. Mais aussi, étant donné que la voie efférente est vue comme reflétant les processus plus centraux de latéralisation, il semble utile d’explorer son fonctionnement chez des sujets pour qui des troubles de latéralisation sont suspectés.

 

retrochléaires, endocochléaires, réflexes, stapédiens, cophoses

 

Quoi qu’il en soit, une exploration utilisant la stimulation controlatérale présente des limites. Premièrement, quand les OEAE sont de médiocre qualité, l’investigation n’est pas toujours possible, et elle est bien sûr impossible quand ces OEAE ne sont pas trouvées. De telles conditions peuvent apparaître chez des sujets présentant des surdités endocochléaires, pour lesquelles les seuils des Oto-Emissions Acoustiques augmentent avec le degré de perte auditive. Deuxièmement , dans le cas d’une perte auditive très importante, il peut-être nécessaire de délivrer la Stimulation Acoustique Controlatérale (SAC) à une intensité pouvant activer le réflexe stapédien ou exercer un effet de controlatéralisation par conduction osseuse ; précédemment, ont été montrés que ces deux facteurs restrictifs sont moins problématiques dans les cas de surdités rétrocochléaires (ainsi que dans les cas de cophoses), pour lesquelles,  la suppression controlatérale des OEAE peut-être étudiée. Ainsi, cette investigation sera valable lorsque seront suspectées des lésions du tronc cérébral ou des lésions plus centrales.

 

D’un autre côté, dans le cas également de surdités totales unilatérales, il demeure possible d’explorer la voie efférente en étudiant l’effet sur les OEAE d’une Stimulation Acoustique Ipsilatérale (SAI) laquelle implique les fibres du système OCM croisé. 

En appliquant ces deux types de stimulation (SAC et SAI), il nous est permis d’explorer le fonctionnement de l’intégralité du système OCM.

 

Bien que d’avantages d’études doivent nécessairement encore développer le pouvoir prédictif de l’exploration du système médian, ses contributions diagnostics prometteuses, comme présentées précédemment, constituent un argument en faveur de ses utilités cliniques. Incorporer entièrement cette exploration dans une évaluation clinique pourrait renforcer nos connaissances sur les processus du traitement de l’information auditive chez l’homme.

02/05/2012

Dossier "Système Efférent Auditif" - Autisme infantile et troubles de l’apprentissage

C’est sur base de l’hypothèse d’un filtre auditif périphérique que les mesures du fonctionnement du système OCM furent conduites dans le contexte de l’autisme infantile ainsi de celui des troubles de l’apprentissage. Dans une étude pilote (COLLET et al. 1993), une réduction anormale de la suppression des OEAE par la stimulation controlatérale fut observée chez les enfants autistes avec plusieurs degrés d’autisme comparés à des sujets normaux. Cette altération du fonctionnement du système OCM fut également confirmée pour l’oreille gauche dans une autre étude, conduite chez une population plus homogène (enfants avec un haut niveau d’autisme).

 

La décroissance de l’amplitude des OEAE observée durant la stimulation controlatérale chez deux cas est présentée dans la figure 1.

Autisme, collet, veuillet, OEAE

Figure 1 : Suppression controlatérale des OEAE obtenues chez deux enfants autistes. Il faut ici noter l’absence de réduction dans l’amplitude des OEAE observée à l’oreille gauche de ces patients.

 

Les résultats obtenus chez les enfants souffrant des troubles de l’apprentissage (nombreuses confusions phonémiques) (VEUILLET et al. 1999) vont dans le même sens que la réduction significative dans le fonctionnement su système OCM localisée à l’oreille droite. A la figure 2, deux cas sont présentés (Groupe Normal Controle : Fig. 2a et une enfant présentant une confusion phonémique : Fig. 2b). Tel que l’investigation pilote le suggérait, il apparaît clairement une association entre la suppression controlatérale des OEAE et un certain état d’altération de l’apprentissage, pouvant être potentiellement utile dans l’étude du fonctionnement des fibres efférentes médianes dans d’autres troubles de l’apprentissage.Ces données suggèrent l’existence de déficits latéralisés dans les cas d’autisme et de troubles de l’apprentissage.

Autisme, collet, veuillet, OEAE

 

Figures 2a et 2b

 

2a - GAUCHE : données d’une enfant sans trouble diagnostiqué de 9 ans.

  1. A : Audiogrammes normaux
  2. B : compréhension vocale normale
  3. C : Activation système efférent médian par la décroissance en amplitude des OEAE dans les deux oreilles avec un effet plus important à droite.

2b - DROITE : données d’un jeune garçon de 12 ans présentant des confusions phonémiques ainsi que de sérieuses difficultés d’apprentissage.

  1. A : seuils demeurant dans la normale
  2. B : a faible intensité (30 dB) difficultés dans la compréhension des mots
  3. C : la stimulation controlatérale exerce un léger effet sur l’amplitude des OEAE, particulièrement à droite.

27/04/2012

Dossier "Système Efférent Auditif" - Tumeur de l’étage du ventricule IV et Scélore Multiple

 

4. QUATRIEME CAS : Tumeur de l’étage du ventricule IV 

 

 

Cette tumeur fut décrite en 1992 par COLLET et al.. Il apparaît que tous les tests de routine (Tonale, vocale, BERA) étaient normaux. Les OEAE ont également été enregistrées dans les deux oreilles, et ne furent que légèrement supprimées par la stimulation controlatérale. Cette réduction de l’effet suppressif sur les OEAE fut la seule observation objective anormale faite ici.

 

 

5. CINQUIEME CAS : Sclérose multiple (SM) (Figure)

 

 

L’IRM de cette femme de 37 ans a montré un haut signal consistant avec une SM dans la région du ventricule gauche latéral (cornes frontale et temporale) mais aussi en contact avec la corne occipitale du ventricule latéral droit. Le seuil auditif et la discrimination étaient normaux et les OEAE étaient présentes de façon bilatérale (figure). Dans l’autre oreille, seulement de petites réductions furent observées dans l’amplitude des OEAE lors de la stimulation controlatérale (réduction inférieure à ½ dB).

 

collet, OEAE, PEA, sclérose, tumeur

Figure : Données de la patiente de 37 ans présentant des lésions consistant en un procédé de démyélinisation (Sclérose multiple).

 

A : Les OEAE sont enregistrées de façon bilatérale.

B : L’audiométrie tonale révèle que les deux oreilles se situent dans les limites normales.

C : L’audiométrie vocale est normale.

D : Seule une légère réduction dans l’amplitude des OEAE obtenues sous stimulation controlatérale fut obtenue et quantifiée à l’aide de l’AE à droite comme à gauche.

24/04/2012

Dossier "Système Efférent Auditif" - Méningiome de l’angle ponto-cérébelleux

3. TROISIÈME CAS: Méningiome de l’angle ponto-cérébelleux

 

 

De faibles ou absentes suppressions d’OEAE ont été rapportées dans d’autres types d’atteintes décrites par BERLIN et al. (1993 ; 1994) comme des « neuropathies primaires périphériques ».

 

Des lésions centrales peuvent ainsi coexister avec une altération du fonctionnement du système OCM, et seront présentés ici 3 patients souffrant de pathologies centrales - voici la première: Méningiome de l’angle ponto-cérébelleux 

 

Cette patiente de 55 ans se plaint de difficultés à entendre, particulièrement à l’oreille, ainsi que de maux de tête. L’audiométrie tonale montre une audiométrie tonale à peu près normale. Comme supposé dans les cas d’audition normale, des OEAE ont été enregistrées de façon claire, cependant, il n’a pas été observé de suppression pour la stimulation controlatérale à l’autre côté (figure ci-dessous). Comme les PEA ne montrent pas de réponse à droite (intervalle I-V à gauche : 4 msec), l’IRM fut préconisée. Un méningiome de l’angle ponto-cérébelleux fut ainsi mis en évidence du côté droit (taille de la tumeur : 20 X 20 mm).

 

Système efférent, berlin, IRM, meningiome, OEAE

Figure : Données d´un méningiome fut localisé dans l’angle ponto-cérébelleux.

 

A : les OEAE montrent des réponses robustes à travers tout le spectre.

B : sensibilité tonale normale.

C : amplitude stable des OEAE sous stimulation controlatérale des deux oreilles.

18/04/2012

Du professionalisme de l´audioprothésiste - Sébastien Gény

Voici un post extrait de l´excellent blog audioprothésiste.fr (ICI) rédigé par Sébastien Gény, Audioprothésiste du Nord de la France, et administrateur des sites France Audiologie, Audio Recrute et le fameux blog d´où j´obtiens ce post qui m´a mis de fort bonne humeur ce matin. En effet tout en parcimonie, l´auteur nous relate une histoire somme toute classique pour le professionnel de l´audioprothèse mais qui illustre tellement bien les effets d´un marketing idiot, de la main mise de certains professionnels de santé sur des domaines qui ne leur incombent pas, et finalement outre la communication désastreuse que certaines dérives engendrent, la détresse d´un patient bien sûr consommateur donc soumis au dictat du marché, mais qui demeure une personne en souffrance dans son quotidien et bien désarmée quand il s´agit de trouver une solution à un problème tel que la perte auditive. Donc pour résumer, et c´est ce qui conclue en substance le post de Monsieur Gény, le professionnel spécialiste dans son domaine restera toujours la meilleure solution afin de solutionner un problème, quel qu´il soit, à contrario la consommation de masse, et les pièges à consommateurs nomades attirés par l´argument du prix alors qu´il s´agit d´un problème de santé nécessitant une expertise attentive, constitueront toujours le choix cornélien pour le patient et le combat sans relâche des professionnels attentifs comme l´illustre l´auteur de ce post.

Et voici le post de notre professionnel :

Parut sur le Blog des Audioprothésiste.fr, le 16 Avril 2012

Il y a une semaine de cela, une jolie demoiselle vient me voir… Elle se dit gênée dans les situations bruyantes. Elle avait déjà rencontré un Médecin ORL qui lui avait annoncé sa perte auditive. Dans la foulée, il lui avait prescrit une ordonnance. Cadre dans la grande distribution, elle était de plus en plus mis à l’écart dans les groupes de travail de l’entreprise. Bref, elle se rendait compte que renouer avec le monde passait hélas par un appareillage auditif, stigmatisant son arrivée dans le groupe des quadras depuis quelques mois !

Habituée à l’internet, elle a google-isé « audioprothèse » ou « sonotone » et elle atterrit, paf, sur le site de sonalto… qui lui fournit une liste détaillée des pharmaciens délivrant le désormais célébrissime Octave ! Ainsi, bardée de sa liste, elle se rend chez un pharmacien, qu’elle ne connait pas… à quelques km de chez elle et après dépôt du chèque de caution, obtient le droit d’essayer le précieux assistant d’écoute ! Celui-ci lui déballe sur le comptoir et en 2 minutes lui explique comment ça fonctionne ! Rapidement, car il y avait du monde derrière …

Hélas, trois fois hélas, ça ne « morche pas » ! Au mieux, une légère résonance… Elle rend le dispositif erroné en provoquant l’ire du professionnel du médicament qui ne comprend décidément pas, mais alors vraiment pas, pourquoi ça ne fonctionne pas… il lui propose d’essayer 2 semaines de plus… Si, si!

sébastien gény, audioprothésiste, éthique

Fig. 1 Audiométrie tonale

sébastien gény, audioprothésiste, éthique

Fig. 2. Mesure ISTS 3 niveaux sans aides auditives pour évaluer la gêne

sébastien gény, audioprothésiste, éthique

Fig 3. Réglages fournisseur

Légèrement échaudée, elle s’arrête nette dans ses recherches en se disant que non, non, non elle ne portera pas d’aides auditives, ça ne fonctionne pas… Quelques cycles lunaires plus tard, elle se rend à l’évidence tout va de mal en pis… Désormais, elle ira chez des professionnels qui s’y connaissent ! Après avoir fait le tour elle finit chez votre serviteur (et oui, il faut bien une fin heureuse). Après une heure d’explications et moult tests,  elle se dit convaincu pour un essai ! 3 semaines plus tard, elle se décide car l’essai de 3 semaines ponctué de 4 rdv lui a permis de s’adapter tranquillement à son aide auditive gauche (en attendant de s’équiper de l’autre coté, choix personnel…) ! Elle a trouvé l’approche pro, pédagogique et efficace. Pour l’histoire, elle ne m’avoué qu’à la fin son parcours du combattant.

Morale de cette histoire : « continuons à bien travailler, gardons en tête quotidiennement que la qualité et le professionnalisme, ça paye ! »

17/04/2012

On Air

Article en francais rédigé par votre serviteur et disponible dans Audio Infos du mois d´Avril 2012. Ou en téléchargement ICI.

in vivo, in situ, open fitting, calibration

11/04/2012

Dossier "Système Efférent Auditif" - Neurinomes Type 1 et Post Opératoire

Différentes applications des OEAE en relation avec l´investigation du système nerveux efférent  vont être présentées lors des prochains post du dossier réservé au système efférent.

 

 

1.     PREMIER CAS : Neurinome droit de type I (Figure 1)

 

 

Cette femme de 53 ans se plaignait de difficultés à entendre ainsi que de vertiges. L’audiométrie tonale révèle une perte moyenne plus marquée à droite où une altération fut découverte à l’audiométrie vocale.

 

- En dépits de ces altérations à l’oreille droite, ses Otoémissions Acoustiques Évoquées étaient robustes et tout à fait comparables en amplitude entre les deux oreilles (figure 1). Quoi qu’il en soit, elles ne présentaient pas de suppression à la stimulation controlatérale.

 

- Le BERA était altéré à l’oreille droite avec un allongement des intervalles entre les ondes I et V.

 

- Enfin, l’IRM a confirmé l’existence d’une tumeur de l’acoustique (Type I) du côté droit.

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Figure 1: Données du premier cas 1 : Neurinome Type 1 OD

 

A : les Otoémissions Acoustiques évoquées aux deux oreilles. On note des réponses normales en dépit de l’atteinte auditive droite

B : l’audiogramme montre une perte horizontale entre 25 et 55 dB à droite et un audiogramme normal à gauche (excepté une légère perte à 8 kHz)

C : l’audiométrie vocale est normale à gauche mais dégradée à droite (accord avec la tonale)

D : l’amplitude des OEAE avec et sans SAC dans l’oreille droite.

Pas de décroissance observée dans cette oreille affectée.

 

 

2.     SECOND CAS : Neurinome OD opéré depuis 48 jours (Figure 2)

 

 

Cet homme de 47 ans présente un neurinome de l’acoustique à l’oreille droite opéré 48 jours de cela (figure 2).

 

Le screening auditif montre que le côté de la tumeur est cophotique. En dépit de cette perte profonde, le patient montre des Otoémissions Acoustiques évoquées claires, à droite, comme à gauche, avec une amplitude de réponse plus grande du côté opéré. La suppression de l’amplitude des Otoémissions Acoustiques évoquées suite à la stimulation controlatérale fut observée être plus petite à droite, la tumeur opérée, qu’à gauche, côté non-opéré. 

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Figure 2 : Données du cas N° 2 - 48 jours après l’opération du neurinome.

 

A : les OEAE sont bilatéralement présentes avec une plus grande amplitude du côté opéré en dépit de l’audiogramme

B : l’audiogramme montre une perte profonde sur toutes les fréquences de l’oreille droite et proche de la normale à gauche

C : pas de discrimination vocale à droite et une audiométrie vocale à gauche normale

D : la suppression controlatérale des OEAE fut mesurée en utilisant un protocole d’Atténuation Equivalent (AE). Les résultats les plus faible à l’AE traduisent le meilleur fonctionnement du système OCM. Il faut également noté la faible suppression du côté affecté (droite) comparée à l’oreille normale (gauche).

29/03/2012

La nouvelle chaîne de mesures Aurical HIT dévoilée à Boston au AAA


09/03/2012

Dossier "Système Efférent Auditif" - le Neurinome de l´acoustique

Les surdités de perception rétro-cochléaires: le Neurinome de l´acoustique

Dans de telles pathologies, dans lesquelles l’altération auditive est d’origine neurale, il n’y a pas de raison d’y avoir plusieurs lésions des cellules ciliées venant troubler l’enregistrement des Oto-Emissions Acoustiques évoquées. Quoi qu’il en soit, les réponses cochléaires ne sont pas systématiquement présentes (BONFILS et UZIEL, 1988).

Aussi, il peut parfois être difficile de délivrer la stimulation acoustique controlatérale sur le côté affecté, plus particulièrement dans les cas de surdités asymétriques sévères.

 

En dépit de ces limitations, plusieurs études précédentes conduites sur des patients présentant un neurinome de l’acoustique ont rapporté que l’effet suppressif controlatéral des Oto-Emissions Acoustiques évoquées étaient réduit ou absent du côté de la tumeur (PRASHER et al. 1994 ; RYAN et al., 1991 ; MAURER et al., 1995). 

 

Ici, il a pu être rapporté, premièrement, des troubles auditifs présentés par un patient souffrant d’un neurinome ainsi que, deuxièmement, les altérations observées après la suppression de la tumeur.

 

Du site internet du Collège Français des Enseignants ORL et CCF

Le traitement est en général oto-neuro-chirurgical. Surveillance et radiothérapie stéréotaxique (gamma knife) sont des alternatives proposées en fonction de l'âge du patient, de la taille et de l'évolutivité du neurinome, de sa localisation et de la symptomatologie. La préservation de l'audition reste incertaine, et une paralysie faciale périphérique toujours possible.

neurinome, surdités rétro-cochléaires, acouphènes

A droite, neurinome du VII en vue opératoire par voie rétrosigmoïde. A gauche, l'exposition de la tumeur peut se faire en passant au travers du rocher (voie translabyrinthique), soit en passant en arrière du rocher (voie rétrosigmoïde)